La Néophobie alimentaire - Adeline Divay diététicienne nutritionniste Vitré Fougères
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La Néophobie alimentaire

Rares sont les parents à ne pas avoir été confrontés à cette période difficile chez les enfants : la néophobie alimentaire. Un nom un peu barbare pour désigner une situation qui peu rapidement devenir un problème dans certaines familles ! On remet les choses à plat et je vous donne quelques conseils pour que cette situation se passe au mieux !

 La Néophobie Alimentaire : c’est quoi ?

La néophobie alimentaire est la peur de goûter de nouveaux aliments. Elle touche principalement les enfants entre 2 et 6 ans. Cette période tout à fait normale est plus ou moins longue et intense chez chaque enfant. Elle se caractérise par un refus de manger sans même avoir goûter, un triage des aliments dans l’assiette, des repas qui s’éternisent,… Pour les parents qui pensent y avoir échappé, ils ont simplement dû adopter les bonnes attitudes pour que cela se passe sans conflit !

 Attitude au moment des repas

Le moment du repas doit rester un moment de plaisir et de partage. Si celui-ci devient un espace de conflit, l’enfant aura d’autant plus de mal à accepter de goûter. La confrontation ne fera qu’empirer la situation. La meilleure attitude à adopter est dans un premier temps de présenter tous les aliments présents dans l’assiette. N’hésitez pas également à donner des noms rigolos à vos préparations afin de les rendre plus attractive : une « promenade de poulet en bordure de forêt » sera plus appétissante que du « poulet brocolis » ! Misez aussi sur la présentation : un visage, beaucoup de couleurs… Si votre enfant refuse toujours de manger, rappelez lui gentiment qu’il a le droit de ne pas aimer quelque chose mais que pour le savoir il faut le goûter. Il est aussi important que votre attitude soit positive, c’est-à-dire qu’il faut montrer l’exemple. Faites sortir l’acteur qui est en vous et « exagérez » le fait que le repas est bon. Si vous faites la grimace à chaque bouchée, votre enfant sera plus retissant à sauter le pas !

 Persévérer

Même si la première présentation d’un aliment nouveau n’a pas rencontré un franc succès, il est important de continuer à proposer l’aliment délaissé. En effet, plus votre enfant le rencontrera, moins il en aura peur et plus il sera facile pour lui d’y goûter et de l’apprécier. Il faut également modifier la forme sous laquelle l’aliment est présenté : pour la carotte par exemple elle peut être crue râpée, cuite en rondelle à la vapeur, en purée, en morceau autour d’un rôti, écrasée à la fourchette directement dans l’assiette. Et malheureusement, ce n’est pas parce qu’il mange des haricots verts aujourd’hui qu’il les mangera demain. Soyez patient et surtout, évitez de proposer  une alternative au menu prévu. C’est le meilleur moyen pour qu’il ne goûte jamais rien de nouveau. Quand vous proposez un aliment pour la première fois, intégrez-le à un repas qui plait habituellement, ainsi vous serez rassuré : il ne sortira pas de table avec la faim !

 Le faire participer

Les enfants ont besoin de voir et de participer pour comprendre. Lors des courses, faites lui découvrir la grande variété des couleurs de fruits et légumes sur les étales. Vous pouvez aussi lui demander de choisir un légume qui lui plait afin que vous le cuisiniez ensemble pour l’un des repas de la semaine. Même si votre enfant est petit, il sera ravi de vous aider en cuisine : mettre les morceaux de légumes dans la poêle avec les mains c’est tellement rigolo ! Ces moments de partage permettent aussi à  l’enfant de se familiariser avec les aliments dans un contexte différent de celui du repas. La préparation des repas peut aussi être un moment propice pour lui proposer de goûter. Attention ! Ce n’est bien sûr qu’une proposition : on ne force pas. Vous verrez qu’il voudra plus facilement goûter ce que « moi j’ai fait » !

 Découverte en dehors des repas

Multiplier les activités autour des aliments : comptine, histoire dont le héro est un chou-fleur, jeux de société avec des aliments. Plus l’enfant sera en contact avec les aliments dans des contextes différents, moins il en aura peur ! Si vous n’avez pas la chance de posséder un jardin potager, organisez des sorties chez des producteurs. Certains propose d’aller cueillir vous même vos fruits et légumes au milieu des champs et des vergers ! Un bon moyen pour voir d’où proviennent tout ce qui termine dans nos assiettes !

La néophobie alimentaire est une étape incontournable dans le développement des enfants. Afin que cette période se passe au mieux pour vous comme pour eux, accompagnez-les et rassurez-les : on mange pour se faire plaisir et pour se faire du bien ! Montrez l’exemple et impliquer vos petits bouts dans la préparation des repas. Gardez votre sang froid et restez bienveillants. Vous verrez, ils finiront par les adorer vos lasagnes de poisson, épinard et ricotta !