Prévention du cancer du sein - Adeline Divay diététicienne nutritionniste Vitré Fougères
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Prévention du cancer du sein

Le cancer, toutes localisations confondues, est la première cause de mortalité en France. Pourtant, selon la ligue contre le cancer, 40% d’entre eux pourraient être évités avec une bonne hygiène de vie. En ce mois d’octobre rose, passons en revue les conseils à appliquer pour limiter le risque de cancer et plus précisément de cancer du sein.

 Le cancer du sein en quelques chiffres

Le cancer du sein est le deuxième cancer le plus fréquent après la prostate et le cancer le plus fréquent chez la femme : 1 sur 8 en a été, en est ou en sera atteinte au cours de sa vie. Il se déclare le plus souvent après 50 ans. Mais rassurez-vous, le taux de guérison à 5 ans est de près de 90%. Les hommes peuvent également être touchés : ils représentent seulement 1% des cas. Comme la majorité des cancers, son origine est à 95% multifactorielle. Dans les 5% des cas restant, il s’agit d’une mutation génétique.

 La prévention des cancers

Les premiers facteurs de risques avérés de cancer sont le tabac et l’alcool. Selon la ligue contre le cancer, la consommation d’alcool est en lien avec près de 10% des cancer ; et  ce chiffre monte à 30% pour la consommation de tabac et pas seulement dans le cas du poumon comme on pourrait le croire. L’exposition au soleil ou à des polluants tels que l’amiante ou le glyphosate augmentent considérablement le risque de développer certains cancers comme celui de la peau ou de la sphère ORL.
Les facteurs protecteurs sont un mode de vie sain basé sur une alimentation variée et équilibrée et la pratique d’une activité physique régulière permettant le maintien d’un poids stable. Pour cela les recommandations sont les même que pour le reste de la population : augmenter la consommation de fruits et légumes, de légumineuses et de poissons ; diminuer la consommation de viandes rouges, de sel et de produits industrialisés.

 Facteurs augmentant le risque de cancer du sein

Le cancer du sein ne fait pas exception, la consommation de boissons alcoolisées est un facteur majeur notamment après la ménopause, alors que celle tabac a un faible impact.
Le nombre de cycle menstruel au cours de la vie de la femme : règles précoces, ménopause tardive, absence de grossesse ou d’allaitement.
Les traitements hormonaux auraient également un impact sur l’augmentation du risque de ce cancer : la prise de pilule contraceptive sur le long court sans interruptions, les traitement hormonaux de la ménopause. L’impact de ces traitements n’est pas confirmé.
Comme dans beaucoup de pathologie, les antécédents familiaux augmentent aussi les risques.
Concernant le surpoids et l’obésité, leur impact est variable. En effet, un excès de masse grasse est facteur avéré de risque chez la femme ménopausée, alors qu’à l’inverse, avant la ménopause cela aurait un effet plutôt protecteur. Mais comme le cancer du sein touche majoritairement les femmes après 50 ans, mieux vaut surveiller son poids !

 Facteurs diminuant le risque de cancer du sein

Les facteurs protecteurs dans le cas du cancer du sein sont les mêmes que pour le reste des cancers : une alimentation saine basée sur une consommation importante de fruits et légumes, de céréales complètes et de légumineuses, avec une faible consommation de viandes rouges, de sel et de produits industrialisés. Concernant la consommation de soja et de produits à base de soja, elle n’a pas d’impact d’un point de vue préventif. Cependant, en cas de cancer du sein, il est recommandé d’arrêter la consommation de ce type de produits qui peuvent favoriser le développement des tumeurs.
Un autre facteur protecteur est à prendre en compte : l’allaitement maternel ! Ce dernier protège aussi bien la mère que l’enfant. En effet, un enfant allaité diminue les risques de développer un cancer, et une femme allaitante diminue le risque de développer un cancer du sein.

 Le dépistage

Il n’existe pas de symptômes caractéristiques du cancer du sein. La seule façon d’être soignée à temps est de se faire dépister !
Avant 50 et en l’absence de facteurs de risques, l’autopalpation et une palpation annuelle chez un professionnel de santé (médecin, gynécologue ou sage femme) est indispensable. De 50 à 74 ans, la réalisation d’une mammographie tous les 2 ans vient compléter ce dépistage. Cette radiographie mammaire est totalement prise en charge.

Le cancer fait peur, mais avec une bonne hygiène de vie et un dépistage régulier, vous mettez toutes les chances de votre côté pour mettre cette pathologie au tapis !